A gauche : La Manif Pour Tous ; à droite : manifestation des syndicats contre la réforme du Code du Travail
A gauche : La Manif Pour Tous ; à droite : manifestation des syndicats contre la réforme du Code du Travail

A gauche : La Manif Pour Tous ; à droite : manifestation des syndicats contre la réforme du Code du Travail

Mardi se sont produit deux évènements politiques à priori aux antipodes l’un de l’autre : chez Bourdin, le secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa annonce l’ouverture courant 2018 de la Procréation Médicalement Assistée à toutes les femmes. L’après-midi s’élançaient dans toute la France les cortèges de manifestants contre la funeste loi Travail XXL.

Ces deux évènements pourraient pourtant avoir des conséquences politiques et idéologiques communes.

Politiquement, le gouvernement n’est pas très malin de provoquer la droite conservatrice, dont on connait les capacités impressionnantes de mobilisation, et qui n’attends qu’une occasion pour rebattre à nouveau le pavé, Manif Pour Tous en tête, le jour ou une bonne partie de la gauche se trouve déjà dans la rue, vent debout contre sa loi Taubira à elle, la loi Travail donc. Le risque est de finir comme Hollande : pris en sandwich entre une droite surmobilisée et une gauche survoltée. À moins que cette annonce n’ai pour but que de ressouder les progressistes, dont l’extrême-gauche libérale fait partie, contre un ennemi commun : le conservateur, en occultant ainsi les divergences économiques entre libéraux et socialistes.

Idéologiquement, les conséquences le seront sans nul doute, la philosophie de ces deux projets, l’un pour adapter le travail au Marché, l’autre pour adapter la famille et la filiation au Marché, étant similaires. Le résultat, fruit du projet progressiste du bloc bourgeois, sera la marchandisation, la précarisation, la vente à l’encan du travailleur et de l’enfant à naitre. Feu Pierre Bergé avait prévenu : « Louer son ventre ou ses bras à l’usine, quelle différence ? », licencier en un clic un salarié, ou fabriquer un enfant sans père, quelle différence ? Les deux seront précaires, jetables, à la merci du désir de leur patron ou de leurs « parents ». Le meilleur des mondes que nous promets Macron et tous les libéraux qui nous gouvernent depuis trente ans aura encore progressé d’un pas.

Face à cela, les intérêts de classes, de parti, de positionnement droite/gauche, ne doivent plus compter, seuls les intérêts des plus faibles de notre société, les travailleurs et les enfants, devront primer.

EG

 


 

 

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